U1 · Répondre à ses e-mails sans y passer la matinée · Lecture · 4 min
Sophie ouvre sa boîte mail le lundi matin. Quarante messages. Douze demandent une vraie réponse. Elle sait quoi répondre à chacun. Mais écrire prend du temps, et la matinée y passe.
Le problème n'est presque jamais de savoir quoi dire. Le problème est de démarrer la phrase. C'est exactement ce qu'une IA fait bien.
Vous l'avez vu au chapitre 1 : Claude écrit très bien, mais il ne connaît ni vos clients, ni vos prix, ni ce que vous avez promis au téléphone la semaine dernière.
Si vous lui dites « réponds à ce client », il inventera. Si vous lui dites quoi répondre, il l'écrira très bien. Toute la méthode tient dans cette différence.

Étape 1 / 3
Le message reçu. Vous le collez tel quel. Claude a besoin de lire ce à quoi il répond.
Le deuxième temps est celui que tout le monde oublie. Sans lui, Claude devine. Et il devine mal, parce qu'il ne peut pas savoir.
Voici un e-mail reçu par la Menuiserie Vermont. E-MAIL REÇU : [collez ici le message du client] CE QUE JE VEUX RÉPONDRE : - d'accord pour décaler la pose - nouvelle date proposée : 12 octobre - aucun surcoût - je rappelle jeudi pour confirmer TON : chaleureux, direct, 5 lignes maximum, vouvoiement. Client fidèle depuis trois ans. Écris la réponse en français. Donne-moi seulement le texte de l'e-mail, sans commentaire.
Ces informations, c'est vous qui les apportez. Claude apporte la mise en forme, la politesse et la vitesse.
La réponse est trop longue ? Vous n'effacez pas et vous ne reformulez pas tout. Vous écrivez, dans la même conversation : « Plus court. Six lignes. Enlève la formule de fin. »
Claude garde en mémoire tout ce qui précède dans la conversation. Une correction d'une ligne suffit donc, et c'est beaucoup plus rapide que de réécrire le prompt.