U1 · Relire et corriger : fautes, clarté, ton · Lecture · 4 min
Le devis part chez le client avec « escalier en chène ». Deux fautes plus loin, la Famille Rey se demande si la pose sera plus soignée que l'orthographe.
Relire son propre texte est presque impossible : on lit ce qu'on a voulu écrire, pas ce qu'on a écrit. C'est là qu'un regard extérieur, même artificiel, vaut de l'or.

Faites-les un par un. Demander les trois d'un seul coup vous rend un texte entièrement réécrit, propre et lisse, où vous ne reconnaissez plus vos phrases — et où vous ne voyez plus ce qui a changé.
Le réflexe naturel est d'écrire « corrige-moi ça ». Vous récupérez un texte propre, et vous ne savez pas ce qui a bougé.
Demandez plutôt un tableau : la phrase d'avant, la phrase d'après, la raison. Vous y gagnez trois choses. Vous décidez au lieu de subir. Vous repérez les corrections fausses. Et vous apprenez vos fautes récurrentes, ce qui finit par les faire disparaître.
Montants, dates, références de devis, noms propres, formules que votre métier impose.
Et formulez-le en positif : la documentation d'Anthropic recommande de dire ce qu'il faut faire plutôt que ce qu'il ne faut pas faire. « Conserve les montants et les dates à l'identique » est plus efficace que « ne change pas les chiffres ».
Voici le texte d'un devis de la Menuiserie Vermont, référence DEV-2026-047. TEXTE : [collez ici votre texte] Premier passage, uniquement l'orthographe et la grammaire. Ne reformule aucune phrase. Conserve les montants, les dates et la référence à l'identique. Rends-moi un tableau à trois colonnes : PHRASE D'ORIGINE / CORRECTION / RAISON. Ne me rends pas le texte entier pour l'instant.
Quand le premier passage est validé, la suite tient en une phrase dans la même conversation : « Maintenant la clarté : signale les phrases de plus de vingt-cinq mots et les mots de métier, avec une proposition pour chacun. »