U1 · Choisir son modèle et son niveau d'effort · Lecture · 5 min

Comprendre : Choisir son modèle et son niveau d'effort

Sur un vélo, vous ne roulez pas toujours sur le même plateau. Dans la descente, vous appuyez vite et léger. Dans la côte, vous passez sur le petit plateau : vous avancez moins vite, mais vous montez.

Claude fonctionne pareil, avec deux réglages : quel modèle vous utilisez, et combien d'effort il met dans chaque réponse.

Deux réglages : le modèle et le niveau d'effort
Deux réglages : le modèle et le niveau d'effort

Le principe, qui ne changera pas

Les noms des modèles changent plusieurs fois par an. Le principe, lui, ne bouge pas :

  • Un modèle rapide pour les tâches simples et nombreuses : reformuler un message, trier une liste, répondre à une question courte. Il répond vite et coûte moins.
  • Un modèle qui réfléchit davantage pour les tâches difficiles : un raisonnement en plusieurs étapes, une analyse, un travail long où il faut garder le fil.

C'est pour cela que cette fiche ne vous donne aucun nom de modèle. Un nom appris aujourd'hui sera faux dans six mois. Pour connaître la liste à jour et savoir lequel fait quoi, la page de référence est celle que la documentation Anthropic consacre au choix d'un modèle — c'est elle qu'il faut ouvrir, pas votre mémoire.

Où ça se règle

Dans l'application Claude, le réglage se trouve à côté du bouton d'envoi : on clique sur le nom du modèle affiché, et on choisit.

Au même endroit se trouvent les deux autres réglages de cette fiche.

Le niveau d'effort

C'est le réglage que presque personne ne connaît, et c'est souvent le plus utile.

L'effort décide de la quantité de réflexion que Claude consacre à votre demande. On le choisit au même endroit que le modèle, à la ligne qui parle du niveau d'effort. La documentation d'Anthropic décrit une échelle allant des niveaux bas — pour les tâches de routine — jusqu'aux niveaux les plus élevés, réservés aux raisonnements les plus exigeants.

Le conseil de la documentation est net, et il surprend : régler l'effort est souvent un meilleur levier que changer de modèle. Avant de chercher un modèle plus puissant, essayez de monter l'effort sur celui que vous avez.

Le changement s'applique à partir de la réponse suivante. Vous pouvez donc l'ajuster en cours de conversation : effort bas pour dégrossir, effort élevé pour la partie difficile.

La réflexion

Au même endroit, un interrupteur demande à Claude de réfléchir avant de répondre, et vous pouvez déplier le détail de sa réflexion au-dessus de sa réponse. Selon le modèle, ce réglage porte un nom légèrement différent.

Quand s'en servir ? La documentation est précise : c'est fait pour les raisonnements complexes qui ne demandent pas d'information fraîche venue du web — un problème de calcul, une analyse, un choix à peser. Pour une question factuelle et récente, c'est la recherche web qu'il faut, pas la réflexion.

Chez Vermont : trois tâches, trois réglages

  • Reformuler un e-mail de relance — tâche simple, faite vingt fois par semaine. Modèle rapide, effort bas. Inutile de sortir l'artillerie pour trois phrases polies.
  • Ranger 200 photos de chantier — beaucoup de travail, peu de réflexion par élément. Modèle rapide, effort moyen. Ce qui compte ici, c'est l'endurance, pas la finesse.
  • Décider s'il faut embaucher un apprenti — peu de texte, beaucoup de conséquences. Modèle qui réfléchit davantage, effort élevé, réflexion activée. Vous voulez qu'il pèse le pour et le contre, pas qu'il réponde vite.

Le prompt ne change pas. Le réglage, oui.

Prompt à copier
Voici nos chiffres des douze derniers mois : [collez vos données].

Aide-moi à décider si nous devons embaucher un apprenti au printemps.
Pèse le pour et le contre, dis-moi ce qui manque pour trancher,
et termine par ta recommandation en trois lignes.