U1 · Droits, mentions et responsabilité · Lecture · 7 min
Trois questions, toujours les mêmes, toujours dans cet ordre. Ce que j'envoie : en ai-je le droit ? Ce qui sort : à qui est-ce ? Ce que j'en fais : qui en répond ?

Un document qui est chez vous n'est pas forcément à vous.
La règle de bon sens tient en une phrase : si vous n'avez pas le droit de le publier, considérez que vous n'avez pas le droit de le coller. Vous verrez qu'elle recoupe exactement les trois paniers du premier cours.
Du côté de Claude, les conditions d'utilisation sont claires : vous conservez vos droits sur ce que vous envoyez, et Anthropic vous laisse les droits qu'il pourrait avoir sur les réponses. Sur les formules d'entreprise, le contrat commercial prévoit de la même façon que le client est propriétaire de ce qui sort.
Attention toutefois à ce que cela veut dire exactement. Anthropic vous laisse ce qu'il a. Cela ne transforme pas une réponse en création protégée, et cela ne rend pas libre un texte qui ressemblerait de très près à une oeuvre existante.
Deux conséquences pratiques :
C'est une raison de plus de mettre du vôtre : vos mots, vos exemples, votre relecture. Le résultat est meilleur, et sa situation plus nette.
Vous. C'est écrit dans les conditions d'utilisation : vous êtes responsable de ce que vous envoyez et de ce que vous en faites, et il vous revient de vérifier une réponse avant de vous en servir ou de la diffuser.
Aucun client, aucun assureur, aucun juge n'acceptera « c'est l'IA qui l'a écrit ». Le devis porte votre en-tête. C'est votre devis.
Un dernier point, peu connu. Les conditions grand public d'Anthropic pour l'Europe contiennent une phrase « usage non commercial ». Elle sert surtout à écarter la responsabilité d'Anthropic si votre activité souffre d'une erreur. Ce n'est pas une interdiction de travailler avec Claude, mais c'est une raison de plus, dès que l'outil devient un outil de production, de regarder du côté des formules d'équipe — couvertes, elles, par un contrat professionnel. Lisez la page officielle des conditions : c'est dix minutes, une fois.
Il y a ce qui est exigé et ce qui est de bonne pratique. Ne mélangez pas les deux.
Exigé par la politique d'usage d'Anthropic :
De bonne pratique, et c'est vous qui tranchez :
Une bonne mention dit trois choses : qu'une IA a aidé, sur quoi, et qu'un humain a relu. Ni plus, ni moins.
Rédige trois versions d'une mention indiquant qu'un document a été préparé avec l'aide d'un assistant IA et relu par un professionnel. Contexte : [mon métier]. Document : [devis / page web / réponse à appel d'offres]. Pour chaque version : une phrase, un ton (sobre, commercial, technique), et l'endroit où la placer dans le document. N'invente aucune obligation légale : je veux des formulations, pas du droit.