U1 · Le modèle mental de Notion : page, bloc, base · Lecture · 6 min
Notion paraît compliqué parce qu'il ressemble à trop de choses à la fois : un traitement de texte, un tableur, un gestionnaire de tâches. En réalité, il ne contient que trois objets. Tout le reste n'en est qu'une combinaison. Comprendre ces trois objets maintenant t'évitera des semaines de tâtonnement.
C'est la plus petite unité manipulable. Un paragraphe est un bloc. Un titre est un bloc. Une image, une case à cocher, un séparateur : autant de blocs. Chacun possède une poignée à sa gauche, qui apparaît au survol.
Le point important : un bloc peut changer de nature sans perdre son contenu. Un paragraphe devient un titre, une case à cocher devient une puce. Cette souplesse est ce qui rend Notion agréable une fois qu'on l'a comprise, et déroutant tant qu'on ne l'a pas comprise.
Une page est simplement un bloc qui contient d'autres blocs. Et comme une page est un bloc, une page peut vivre à l'intérieur d'une autre page. C'est de là que vient toute l'arborescence de ton espace de travail : il n'y a pas de « dossiers » dans Notion, seulement des pages qui en contiennent d'autres.
Une base de données est une collection de pages qui partagent les mêmes propriétés. C'est ici que se joue le malentendu le plus coûteux pour les débutants : chaque ligne d'une base de données est une page complète, avec son propre contenu, ses propres blocs, ses propres sous-pages.
Dans un tableur, une ligne est une suite de cellules. Dans Notion, une ligne est un document. La ligne « Demande — Famille Rey » de la base Demandes clients contient le compte-rendu de la visite, la photo du salon, le plan scanné et l'historique des échanges. Les colonnes n'en sont que le résumé.