U1 · Formuler le problème : la fiche problème · Lecture · 16 min

Comprendre : Formuler le problème : la fiche problème

La fiche problème est le premier livrable du module et le pivot de tout le cadrage. Tout ce qui suit — parcours, périmètre, backlog, architecture — se justifie par rapport à elle. Si elle est floue, la suite le sera aussi ; si elle est fausse, la suite sera inutile.

Quatre sections, une page

Le problème en une phrase. Toujours la même construction : [Qui] ne peut pas [faire quoi], parce que [cause], ce qui coûte [combien]. Une seule phrase, pas deux. Si elle n'y tient pas, c'est qu'il y a deux problèmes — et qu'il faut choisir.

Les preuves. Trois à cinq verbatims issus des entretiens, avec le nom de qui les a prononcés. Pas de synthèse, pas de reformulation : les mots exacts. C'est ce qui rend la fiche incontestable.

Le coût. Le tableau des irritants, trié, avec le total. Et la mention de la méthode de calcul, pour que le client puisse la vérifier.

Ce que nous ne traitons pas. La section la plus utile, et celle qu'on oublie systématiquement.

La section « hors sujet »

Pendant la découverte, tu vas entendre parler de dix problèmes. Tu n'en traiteras qu'un. Les neuf autres doivent apparaître par écrit, nommés, avec une phrase disant pourquoi ils sortent du cadre — sans quoi ils reviendront un par un pendant la réalisation, sous forme de « pendant qu'on y est ».

Chez Vermont : la gestion des stocks de bois, le planning des poseurs et la facturation ont été évoqués en entretien. Aucun n'entre dans le cadrage. Les écrire noir sur blanc, dès la fiche problème, coûte trois lignes et évite trois semaines de dérive.