U1 · Les principes d'une arborescence qui tient dans le temps · Lecture · 11 min

Comprendre : Les principes d'une arborescence qui tient dans le temps

Tous les espaces Notion sont beaux le premier mois. La question n'est pas de savoir si le tien sera propre au démarrage — il le sera — mais s'il tiendra quand il contiendra dix fois plus de contenu et trois utilisateurs de plus. C'est ce test qui sépare un espace professionnel d'un espace personnel.

Trois principes

Peu de racines. Une page mère par domaine, et rien d'autre au premier niveau. Le test est visuel : si la barre latérale ne tient pas sur un écran sans défilement, l'arborescence est déjà perdue. Chez Vermont, il y aura une seule racine — l'espace de l'entreprise — et quatre sous-espaces en dessous.

Les données vont dans des bases, pas dans des pages. Créer une page par client fonctionne très bien avec douze clients et devient ingérable à deux cents. Une base absorbe la croissance sans changer de forme : deux cents clients, c'est deux cents lignes, et l'espace a exactement la même tête qu'au premier jour.

La profondeur est l'ennemie. Trois niveaux de navigation au maximum. Au quatrième, plus personne ne navigue : on cherche. Et si l'on cherche de toute façon, autant que le contenu soit en base, où la recherche est bien plus efficace.

Le test des six mois

Avant de créer quoi que ce soit, pose-toi une seule question : où sera cette page quand il y en aura dix fois plus ?

Une page « Compte-rendu réunion du 12 mars » passe mal ce test : dans six mois il y en aura quarante, et elles encombreront l'arborescence. Elles ont leur place comme lignes d'une base « Réunions », avec une date en propriété. La règle générale : tout ce qui se répète devient une ligne, jamais une page.

L'anti-modèle le plus courant

L'arborescence calquée sur l'organigramme : un dossier Commercial, un dossier Atelier, un dossier Administratif. Elle paraît évidente et elle est mauvaise, pour deux raisons. D'abord elle change à chaque réorganisation. Ensuite elle oblige à choisir : une demande client qui concerne à la fois le commerce et l'atelier, elle va où ? On la duplique, et la divergence commence.

L'arborescence suit les objets métier — client, demande, devis, chantier — parce que ceux-là ne bougent pas. Les rôles, eux, se traitent par des vues, ce que fera la fiche 3.4.