U1 · Bases de données mères et sous-pages · Lecture · 20 min
Le chapitre 2 t'a donné le processus réel de Vermont. Cette fiche le traduit en structure de données — c'est le premier acte de conception du module, et celui qui conditionne tout le reste.
Un objet métier est une chose dont l'entreprise parle au quotidien, qui a une existence propre et une durée de vie. Le test : la phrase « untel a plusieurs… » a-t-elle un sens ? Un client a plusieurs demandes : demande est un objet. Un client a plusieurs statuts : non — le statut est une propriété.
Chez Vermont, les entretiens font apparaître cinq objets : Client, Demande, Devis, Chantier, et Partie prenante, cette dernière servant au cadrage lui-même.
Demande et Devis méritent d'être séparés, même si l'un découle souvent de l'autre : toutes les demandes ne donnent pas lieu à un devis, et un projet peut en recevoir plusieurs versions. Les fusionner rendrait impossible le calcul du taux de transformation — précisément ce que le gérant veut savoir.
La tentation est forte de créer une base « Chantier Lauriol », une base « Chantier Ferrand ». C'est le même piège que la page par client, en pire : chaque nouvelle base a ses propres colonnes, et plus rien ne se compare. Une base contient tous les chantiers ; un chantier est une ligne.
À la racine de l'espace d'équipe, dans une page Données, et jamais enterrées dans une sous-page thématique. Les vues liées se chargent ensuite de les faire apparaître partout où elles servent, sans les déplacer ni les dupliquer. Une base est un entrepôt : on n'y va pas, on s'y branche.
Légitime — un contenu unique attaché à une ligne : le compte-rendu de visite dans la page d'une demande, les photos dans la page d'un chantier, le plan scanné. Ce contenu n'existe que pour cette ligne et n'a pas vocation à être comparé.
Illégitime — recréer une hiérarchie dans le corps des pages. Si tu crées dans la page du client Lauriol une sous-page par demande, tu réinventes à la main ce qu'une relation fait mieux : tes sous-pages ne seront ni filtrables, ni comptables, ni visibles ailleurs.
Pour une hiérarchie à l'intérieur d'une même base — un chantier découpé en lots, par exemple — Notion propose la propriété Sous-élément, qui garde tout dans la base et donc tout interrogeable.