U1 · Jalons et trajectoire de versions · Lecture · 18 min
V1 — le MVP, mis en production réelle. Objectif en une phrase, contenu précis, date cible.
V2 — ce que l'usage réel aura révélé, plus ce qui était trop risqué pour la V1. Contenu esquissé, jamais figé : la V2 se remplit avec ce qu'on apprendra, et prétendre la connaître aujourd'hui serait mentir.
V3 — l'ambition, volontairement floue. Une direction, pas une liste. Elle sert à montrer au client que sa vision n'est pas perdue, tout en assumant qu'on ne s'y engage pas.
Cette dégressivité de précision est le point important : une trajectoire honnête devient plus vague à mesure qu'elle s'éloigne. Une feuille de route aussi détaillée au douzième mois qu'au premier est une fiction, et le client le sent.
Une date et un contenu ne suffisent pas. Il faut un fait observable qui dira si la version a réussi — sans quoi personne ne saura jamais conclure, et le projet s'étirera.
Pour la V1 de Vermont, deux critères, et ils découlent directement du chapitre 2 :
Remarque le second : il ne se mesure pas dans l'outil, il se constate dans le bureau. Les meilleurs critères d'adoption sont souvent physiques.
C'est une bascule progressive, et il faut la découper en jalons. Chez Vermont, quatre :
Le jalon de double saisie est celui qu'on supprime pour gagner du temps, et c'est presque toujours une erreur : c'est lui qui permet de revenir en arrière sans perte si l'outil ne convient pas.