U1 · La base « Backlog » : les propriétés qui servent vraiment · Lecture · 22 min

Comprendre : La base « Backlog » : les propriétés qui servent vraiment

Ta base Story existe depuis le chapitre 4 et porte déjà les notations et les versions du chapitre 5. On ne la refait pas : on l'équipe. C'était le plan depuis le début, et c'est aussi la démonstration de ce qu'un modèle de données bien posé permet d'éviter.

Ce qu'on ajoute

  • Niveau et Sous-élément — faits en fiche 6.2.
  • État (Statut : À affiner, Prêt, En cours, En recette, Fait) — l'avancement réel, en cinq valeurs, pas douze.
  • Ordre (Nombre) — le rang dans la liste. C'est lui qui rend le backlog ordonné plutôt que catégorisé.
  • Lot (Sélection : Semaine en cours, Prochaine, Plus tard) — l'horizon de prise.
  • Responsable (Personne) — une seule, jamais deux.
  • Bloqué par (Relation vers la même base) — la propriété qu'on oublie systématiquement.

« Bloqué par », la propriété qui explique les retards

Quand un projet dérape, la cause est rarement la lenteur : c'est l'attente. Un accès non fourni, une décision non prise, un fichier non transmis. Sans propriété pour l'enregistrer, ces attentes restent invisibles — et le prestataire passe pour lent alors qu'il attend le client.

Chez Vermont, « Importer le tableur Suivi devis 2026 » sera bloqué tant que Sophie n'aura pas fourni l'export. Écrit dans le backlog, c'est un fait daté qu'on montre en réunion. Non écrit, ce sera une semaine perdue que personne ne sait expliquer.

Ce qu'on n'ajoute pas

Le pourcentage d'avancement. Il ment toujours. Un élément reste à 80 % pendant les trois quarts du temps, parce que le dernier morceau contient les cas limites du chapitre 4. Un état en cinq valeurs dit la vérité ; un pourcentage donne une fausse impression de précision et empêche les questions.

Une date de début prévisionnelle sur tout le backlog. Fausse dès la deuxième semaine, et sa mise à jour devient un travail à temps partiel. Les dates n'existent que sur les jalons du chapitre 5 et sur ce qui est en cours.

Une estimation en heures. Une précision à l'heure est une illusion : elle sera fausse et elle t'engage. Les journées du chapitre 5 suffisent.

Points ou journées ?

Le débat classique, et pour toi il est tranché. Les points d'estimation servent à une équipe stable qui mesure sa vélocité sur plusieurs mois. En freelance chez une PME, tu n'as ni équipe stable ni série de mesures : les points seraient un rituel sans mécanisme. Reste en journées, avec les fourchettes de la fiche 5.5.