U1 · Choisir ses outils : la carte du no-code · Lecture · 18 min
Ces familles recouvrent l'essentiel des besoins d'une PME. Le programme de la formation en couvre une par module, ce qui n'est pas un hasard : Airtable au module 2, Make au module 3, Figma, Softr et Webflow au module 5.
La nature du besoin. Beaucoup de relations et de calculs entre objets penchent vers une vraie base. Beaucoup de rédaction et de documents penchent vers Notion.
La contrainte des personas. Elle prime sur tout le reste, comme établi en fiche 4.1. Un outil qui suppose un écran ne conviendra pas à Didier, quelles que soient ses qualités.
Le coût à l'échelle. Voir plus bas — c'est le critère qui décide le plus souvent, et celui qu'on regarde en dernier.
La réversibilité. Peut-on récupérer ses données, dans quel format, et à quel prix d'effort ?
C'est le point le plus concret de cette fiche. Les outils no-code facturent presque tous par utilisateur, et leur structure de prix impose des choix d'architecture.
Chez Vermont : cinq personnes en interne, mais aussi une quarantaine de clients par an à qui l'on veut donner un accès en consultation. Facturer quarante-cinq sièges pour cet usage n'a aucun sens économique.
Deux réponses possibles, et le choix se fait au tableur, pas au feeling. Soit un outil dont les invités externes en lecture sont gratuits ou peu coûteux — c'est le cas de Notion dans certaines offres, à vérifier sur ton compte. Soit une interface publique séparée qui lit la base sans exposer de siège — c'est le rôle de Softr, où les visiteurs ne sont pas des utilisateurs de la base.
Fais le calcul sur trois ans, avec la croissance prévue. Un outil moins cher à cinq utilisateurs peut devenir le plus cher à quinze.
Il faut le dire clairement, même si c'est contre-intuitif dans une formation qui enseigne cinq outils : pour la V1 de Vermont, Notion pourrait suffire.
Cinq utilisateurs internes, une cinquantaine de dossiers par an, des relations simples, aucun besoin de calcul lourd. Les bases construites au chapitre 3 fonctionnent déjà. Ajouter Airtable, Make et Softr dès la V1, c'est trois outils à payer, à apprendre et à maintenir pour une entreprise de quatorze personnes.
Quand Notion ne suffit plus : quand il faut une interface pour des non-membres, quand le volume dépasse quelques milliers de lignes actives, quand plusieurs personnes saisissent en même temps de façon intensive, ou quand les automatisations doivent sortir de l'outil. Aucune de ces conditions n'est remplie chez Vermont en V1 ; plusieurs le seront en V2.
Savoir dire « vous n'avez pas besoin de ça tout de suite » est ce qui distingue un consultant d'un vendeur d'outils.