U1 · Assembler et relire son dossier · Lecture · 14 min
Partout où c'est possible, insère une vue liée plutôt qu'une copie — le principe de la fiche 2.7 tenu jusqu'au bout. Le périmètre affiche le backlog filtré sur V1 ; la feuille de route affiche les épopées ; les irritants s'affichent triés par coût. Le jour où une valeur change, le dossier suit.
Ce qui se recopie : la synthèse, la fiche problème, la fiche d'architecture client. Ce sont des textes rédigés, pas des données.
Relire en cherchant tout à la fois ne trouve rien. Quatre lectures séparées, chacune avec une seule consigne.
Le même montant doit apparaître identique partout. Si l'irritant principal vaut 64 800 € dans la base et « environ 65 000 € » dans la synthèse, c'est acceptable à condition d'être délibéré. S'il vaut 64 800 € ici et 58 000 € là, tu perds la confiance du lecteur sur l'ensemble du dossier — et il aura raison.
Relève chaque chiffre du dossier dans une liste et vérifie-les un par un contre leur source.
Chaque affirmation renvoie-t-elle à une source ? « Trois demandes perdues au dernier trimestre » doit pouvoir se rattacher à l'entretien de Sophie. Une affirmation sans source est soit à sourcer, soit à retirer.
C'est la passe la plus négligée et la plus rentable. Emploie les mots du client, pas ceux du métier.
Chez Vermont on dit « demande », pas « lead » ni « opportunité ». On dit « chantier », pas « projet ». On dit « le tableau » pour le planning de Didier. Ces mots figurent dans les retranscriptions — ils sont à ta disposition depuis le chapitre 2.
L'effet est immédiat et disproportionné : un dirigeant qui lit ses propres mots se reconnaît dans le document et le trouve juste, avant même d'en avoir évalué le contenu. Le même document écrit en vocabulaire de consultant lui paraît étranger, et il le lira en se demandant si tu as vraiment compris son métier.
Trois sections manquent presque toujours, parce qu'aucune ne fait plaisir à écrire : les limites connues, la réversibilité, et ce qui n'est pas traité. Vérifie que les trois existent et qu'aucune n'est vide.
Fais lire ta synthèse à quelqu'un qui ne connaît ni le projet, ni le no-code, ni la menuiserie. S'il ne peut pas te résumer en trois phrases quel est le problème, ce que tu proposes et ce que ça coûte, la synthèse est à réécrire — pas le dossier.