U1 · Le modèle Airtable : base, table, enregistrement, champ · Lecture · 6 min
Si tu viens du module 1, tu connais déjà le raisonnement : trois ou quatre objets, et tout le reste en découle. Airtable a le même genre de simplicité, avec une différence de nature qui change tout l'usage.
Dans Notion, tout est une page : une ligne de base est un document, et les propriétés n'en sont que le résumé. Dans Airtable, c'est l'inverse : la donnée est première, le document est secondaire.
Un enregistrement Airtable s'ouvre bien en fiche étendue, avec ses pièces jointes et ses commentaires, mais ce n'est pas une page libre où l'on rédige. Tu n'y écriras pas un compte-rendu de trois pages avec des titres et des encadrés.
La conséquence est un critère de choix, et il vaut pour toute ta pratique : Airtable pour les données structurées qu'on filtre, calcule et relie ; Notion pour la documentation qu'on rédige et qu'on lit. Chez Vermont, les demandes et les devis iront dans Airtable ; le dossier de cadrage du module 1 restera dans Notion.
Le premier champ de chaque table a un statut particulier, et c'est le point que les débutants découvrent trop tard.
Il ne peut pas être supprimé, ni déplacé, ni transformé en n'importe quel type — pas de case à cocher, pas de sélection multiple, pas de pièce jointe. Surtout, c'est lui qui sert d'étiquette partout ailleurs : quand tu relieras Demande à Client, c'est la valeur du champ primaire de Client qui s'affichera dans la liaison.
Un champ primaire mal choisi rend donc toutes les liaisons illisibles. Si le champ primaire de Client contient un numéro interne, les demandes afficheront des numéros au lieu de noms — et personne ne s'y retrouvera.