U1 · Liaisons entre tables et champs de recherche · Lecture · 18 min
C'est le moment où Airtable devient une base de données. Trois champs à comprendre, et le troisième est celui où tout le monde se trompe.
Un champ de type lien vers un enregistrement relie une ligne de cette table à une ou plusieurs lignes d'une autre. Airtable crée alors automatiquement le champ symétrique dans la table cible : relie Demande à Client, et Client reçoit sans rien faire un champ listant ses demandes.
C'est une différence avec Notion, où l'affichage inverse s'active. Ici il existe d'office — et il faut penser à le renommer, parce qu'Airtable le baptise du nom de la table source, ce qui produit vite des intitulés confus.
Un réglage important : autoriser ou non plusieurs enregistrements liés. Une demande concerne un seul client — limite à un. Un client a plusieurs demandes — le champ symétrique en autorisera plusieurs. Ce réglage traduit directement les cardinalités posées à la fiche 7.2 du module 1.
Les deux champs partent d'une liaison. Ils ne font pas la même chose.
Le repère qui ne trompe pas : la recherche répond « quelle valeur ? », l'agrégation répond « combien ? » ou « quel total ? ». Si tu veux une information qui existe déjà telle quelle ailleurs, c'est une recherche. Si tu veux un nombre calculé à partir de plusieurs lignes, c'est une agrégation.
Un champ de liaison propose par défaut tous les enregistrements de la table cible. Airtable permet de restreindre cette liste à une vue précise.
L'intérêt est concret : sur un chantier, le champ « Devis » ne devrait proposer que les devis acceptés. Sans cette restriction, quelqu'un rattachera un jour un chantier à un devis refusé — et l'erreur est invisible, puisque rien ne l'interdit.
C'est une manière de faire porter une règle métier par la structure plutôt que par la vigilance. On y reviendra au chapitre 4.