U1 · Cartographier les parties prenantes · Lecture · 14 min
Comprendre : Cartographier les parties prenantes
Un projet no-code échoue rarement pour des raisons techniques. Il échoue parce que la personne qui devait s'en servir ne s'en sert pas, ou parce que celui qui payait a changé d'avis. Ces deux causes se voient dès la découverte, à condition d'avoir regardé.
Quatre rôles à distinguer
Le décideur — celui qui dit oui, arbitre le périmètre et signe. Souvent le dirigeant dans une PME.
Le payeur — celui dont le budget est engagé. Parfois le même que le décideur, parfois pas du tout.
L'utilisateur — celui qui ouvrira l'outil tous les jours. C'est lui qui décide, en pratique, si le projet réussit.
Le subissant — celui que le projet affecte sans qu'on lui ait demandé son avis. Le plus souvent absent des réunions.
La règle qui explique la plupart des échecs : le décideur et l'utilisateur ne sont presque jamais la même personne. Le dirigeant décrit le projet dont il rêve ; l'assistante utilisera l'outil huit fois par jour. Si tu ne cadres qu'avec le premier, tu construis pour un usage qui n'existe pas.
Influence et intérêt
Pour chaque personne, deux questions : quel pouvoir a-t-elle sur le projet, et quel intérêt y trouve-t-elle ? Le croisement donne quatre situations, et quatre conduites.
Influence forte, intérêt fort — ton allié. À embarquer dès la découverte, à tenir informé.
Influence forte, intérêt faible — le risque principal. Il peut bloquer sans être motivé. Il faut lui trouver un bénéfice, ou le neutraliser par le décideur.
Influence faible, intérêt fort — souvent l'utilisateur réel. Ta meilleure source d'information, et ton relais d'adoption.
Influence faible, intérêt faible — à informer, sans plus.